Lucien Janssoone

Lucien Janssoone

(Ghyvelde : 23/03/1898 – Diez-sur-Lahn : 23/08/1944)

« Résistant »

Lucien Auguste Cornil JANSSOONE est né à Ghyvelde le 23 mars 1898 de son père Henri, cordonnier puis facteur, et de sa mère Hélène MANCHE, repasseuse.

Son enfance se passa à Rosendaël où il effectua sa scolarité. Elève brillant, il fut reçu au brevet élémentaire et admis, en 1915, à l’école normale de Douai.

Incorporé en 1917 dans l’infanterie, il vécut l’occupation, en 1919, à Diez-sur-Lahn en Allemagne.

Au début des années 20, il a enseigné quelques temps à Ghyvelde, puis à Rosendaël. Il fut ensuite nommé directeur, en 1933 à l’école Jules Ferry à Caudry.

Personnage important et estimé de cette ville, il fut, entre autres, le fondateur et trésorier du comité local d’assistance aux prisonniers de guerre. Dès 1940, il fit partie de la résistance. En 1942, il devint membre de l’Organisation Civile et Militaire avec mission de collecter et d’acheminer des enseignements d’ordre militaire. En 1943, agent de la ligne d’évasion française « La Bourgogne », il abrita au péril de sa vie et des siens un aviateur sérieusement blessé pendant plus de 15 jours bien que son habitation située dans l’école ne s’y prêtait guère.

Le 14 décembre 1943, ayant appris qu’il avait été dénoncé, il ne voulut plus partir de peur de représailles pour sa femme et son fils impliqués eux aussi dans l’action clandestine. Il fut donc arrêté et conduit à la prison de Loos. Il tint tête au « tortionnaire allemand Kohl » lui déclarant qu’il avait agi par patriotisme. Il fut condamné à mort le 12 mai 1944 mais son avocat a réussi à faire changer cette peine en emprisonnement.

Peu après, la nouvelle arriva, la peine de mort était changée en détention en Allemagne. Ce fut le départ vers la prison allemande dans la citadelle de la ville de Diez-sur-Lahn située entre Koblenz et Francfort en Allemagne Fédérale.

Mais il en fut tout autrement. Paris venait d’être libéré et en signe de représailles, il fut fusillé par les nazis le 23 août 1944. Il fut enterré au carré des fusillés du cimetière de Diez, il avait 46 ans.

La nouvelle de sa mort fit grand bruit à Caudry. On décida, à la libération, de débaptiser l’« école Jules Ferry » et de la nommer « école Lucien Janssoone »

Extrait du livre Histoire de Ghyvelde, cliquez-ici pour télécharger au format pdf